Carte de voeux pour l'année du tigre envoyée par ma nièce chinoise "Dan Dan".

vendredi 8 avril 2016

La Galerie Paris-Beijing spécialisée dans l'Art contemporain chinois expose une quinzaine d’œuvres de différents "artistes" dont ce char
réalisé avec des billets de 1 Renminbi par un dénommé Xu Zhen. Alors que la galerie parle d'irrévérences et de provocations je trouve cela banal, conformiste et déjà vu.

Je me souviens que Wang Du avait fait, au Palais de Tokyo il y a quelques années, quelque chose de beaucoup plus fort pour dénoncer les massacres de Tiananmen. Il vit en France.

jeudi 7 avril 2016

Inaugurée en grande pompe il y a deux jours la Canopée des Halles - prouesse technique sans aucun doute - ne pourra jamais faire oublier les anciennes Halles. Tout cela n'est encore qu'un immense chantier...
On nous dit que dans deux ans tout sera fini... L'ensemble abrite encore plus de banales boutiques, ce qui contribuera à la paupérisation du commerce que l'on peut observer dans beaucoup de quartiers.
Lire et relire évidemment le livre de Louis Chevalier "L’Assassinat de Paris". Il avait malheureusement raison. Et cette "canopée" n'abritera à jamais qu'un immense trou...

mardi 5 avril 2016

Un beau soleil de printemps nous permet de profiter de notre balcon-sud et du calme du jardin.
Là je suis heureux. Jing en a bien profité aussi.

lundi 4 avril 2016

Georges Perec dans "W ou le souvenir d'enfance" mêle deux récits, l'un de son voyage à W, cité imaginaire vivant selon l'idéal olympique et l'autre de ses souvenirs d'enfance en particulier pendant la guerre. Pour le deuxième il commence ainsi:
"Je n’ai pas de souvenirs d’enfance. Jusqu’à ma douzième année à peu près, mon histoire tient en quelques lignes : j’ai perdu mon père à quatre ans, ma mère à six ; j’ai passé la guerre dans diverses pensions de Villard-de-Lans. En 1945, la sœur de mon père et son mari m’adoptèrent."
C'est très beau.
Ses parents juifs polonais sont en effet morts dans les circonstances dramatiques de la guerre. Son père en juin 40 les armes à la main et sa mère en déportation à Auschwitz en 1943. Sa mère lui aura sauvé la vie en l'envoyant à Villard-de-Lans en zone non occupée. Le récit de son départ à la gare de Lyon est très émouvant.
Comment vivre après cela ?

dimanche 3 avril 2016

Le rôle du "Mémorial de la Shoah" est de maintenir vivant le souvenir du martyr des juifs. Le "Mur des Noms" et une crypte ne peuvent que nous inciter à nous recueillir comme je le fais quand j'y vais. Aujourd'hui c'est pour voir l'exposition "Après la Shoah". Le moins que l'on puisse dire c'est que les survivants n'ont pas été accueillis à bras ouverts... La solidarité juive traditionnelle a joué à plein pour remplacer les autorités défaillantes.

samedi 2 avril 2016

Présentation, hier, du coup de cœur du Jury Guimet "Back to the North" de Liu Hao au Festival du cinéma asiatique de Vesoul. Xiao Ai, la vingtaine, fille unique bien sûr, vit seule avec sa mère, son père est parti au nord pour travailler dur dans la sidérurgie et "vivre sa vie". Elle vient de trouver un travail dans une usine textile à Chongqing - le fleuve bleu magnifique avec ses bacs pour le traverser, où sa mère travaille. Elle apprend que, sans doute, ses jours sont comptés en raison d'une arythmie. Elle s’inquiète pour sa mère si elle venait à disparaître. Liu Hao traite ainsi de la politique de l'enfant unique et des parents qui perdent leur enfant. Les enfants devant s'occuper des parents en Chine.
Film en noir et blanc avec des plans très travaillés et une photo magnifique. On voit cette famille vivre la réalité de la vie chinoise des classes moyennes. Passionnant. On s'attache à la jeune actrice - Nan Sheng, 24 ans - qui joue juste. Elle arrivera à convaincre ses parents de retourner en Mongolie intérieure, au nord de la Chine, là où ils se sont connus... pour qu'ils se retrouvent et d'avoir, éventuellement, un deuxième enfant... Une belle histoire, sans mélo.
La jeune actrice Nan Sheng

La famille réunie en Mongolie Intérieure

vendredi 1 avril 2016

Commençons le mois par une "photo" commentée - provenant de la Newsletter de Gallimard à l’occasion de la sortie ce jour du dernier livre d'Annie Ernaux que je tiens pour une des plus grandes écrivaines vivantes. Je vais le lire le plus rapidement possible. J'ai lu toutes son œuvre. Le Monde des Livres a fait une pleine page sous le titre : "Fille de rien", grand écrivain.