Carte de voeux pour l'année du tigre envoyée par ma nièce chinoise "Dan Dan".

jeudi 7 mai 2015

Bonne nuit à l'hôtel de la Basilique. Petit hôtel sympathique refait à neuf, en face de la Basilique Notre-Dame de Brebières avec sa vierge à l'enfant dorée qui fait la fierté d'Albert.
Ville reconstruite dans les années 30 avec deux influences l'une flamande et l'autre Art Déco. Ville aux trois clochers celui de la gare, de l'Hôtel de Ville (1932)- des vitraux remarquables, des lustres Art déco - et la Basilique.
Puis déjeuner avec Serge,
encore des souvenirs...Retour le soir. J'ai pris comme d'habitude beaucoup de photos en choisir deux n'est pas facile.
Peut-être encore une, un estaminet et avec la "Stella Artois" on est bien chez nous. Et puis j’aime cette brique si caractéristique.

mercredi 6 mai 2015

Me voilà à Albert sous un temps orageux mais pas de pluie. Serge m'accueille avec chaleur. Il ne peut plus guère sortir de sa belle maison du Nord, de sa véranda, de son jardin avec au fond l'Ancre, petite rivière qui se jette dans la Somme.
Il y a un mois il était encore en pleine forme mais il est tombé et s'est fait mal au dos. On dine chez lui tout simplement. Vraiment content, il me raconte sa vie : décès de sa mère assez jeune, il avait dix ans, il se retrouve seul avec son père militaire pendant la guerre puis la résistance dans le sud-ouest, son mariage, sa belle-famille (mon oncle Robert et Marie la sœur de ma grand-mère), les six enfants, les petits enfants, la Poste où il a fait une belle carrière, il a fini receveur (catégorie A dans la fonction publique), il a une belle retraite, les voisins, le porte-drapeau qu'il fut aux cérémonies patriotiques, il a du arrêter il y a deux ans, ses dernières vacances (été 2014)en Bretagne chez une charmante voisine,etc.... Il est bavard et heureux de raconter cette vie bien remplie
Les hortillonnages entre Amiens et Albert pris du TER. Un ciel magnifique, de la lumière, une nature qui s'éveille.

La maison de Serge vue du jardin, il va jusqu'à l'Ancre. Une belle véranda au sud permet de profiter du soleil.

mardi 5 mai 2015

Encore un mot sur Julius Margolin - dont je parlais hier. Une fois libéré, rentré en Israël, il a consacré sa vie à faire vivre la mémoire de ces terribles camps soviétiques. Faire que les juifs soviétiques puissent être libérés et émigrés librement en Israël, faire admettre à nos sociétés occidentales l'existence des camps soviétiques et des souffrances endurées par les millions de prisonniers de ces camps et cela n'a pas était facile, loin de là !
Demain je vais à Albert (Somme), depuis des années je voulais y retourner et revoir Serge où nous allions en famille le dimanche, reçu avec chaleur par Serge et Marie-Lucie - malheureusement décédée en 2010 - une cousine à ma mère. Nous avons passé des moments que je ne peux oublier.

lundi 4 mai 2015

"Voyage au pays des Ze-Ka". Les "Ze-Ka" se sont les déportés des camps concentrationnaires soviétiques. J'ai mis du temps à le lire, 750 pages pour décrire la vie dans ces camps. Livre bouleversant, c'est une somme. Son auteur Julius Margolin, juif polonais, vivant heureux en Palestine avec sa famille, se trouve à Łódź en septembre 1939 quand la Pologne est dépecée par les nazis à l'ouest et les soviétiques à l'est. Łódź sera occupée par les Allemands. La persécution commence, création de ghettos,etc... Les juifs fuiront à l'est par milliers pour tomber aux mains des soviétiques où ils se trouveront déportés dans les camps des régions les plus inhospitalières de l'URSS. Julius Margolin sera fait prisonnier par les soviétiques à Pinsk sa ville natale avant d'être transféré pour cinq longues années de martyr absurde avant d'être libéré et de pouvoir retourner en Israël, retrouver les siens. Il en a fait une description minutieuse et intelligente. Destin tragique.

dimanche 3 mai 2015

Benoît Jacquot, après Renoir (1946)et Bunuel (1964), s'attaque au "Journal d'une femme de chambre" (d'après le roman d’Octave Mirbeau qui, en son temps, fit scandale). Peinture sociale féroce montrant comment la domesticité était traitée dans des familles de possédant - en fait de rentiers et d’héritiers. Intrigue proche du roman avec le vol de l'argenterie de "Madame" par l'homme à tout faire et la femme de chambre. Ils iront s'établir à Cherbourg en reprenant un petit café.
Il me restait des images terribles des deux réalisations que je viens de citer. Bunuel avait réussi a crée un climat incroyable, en particulier dans la débauche des maîtres.
Léa Seydoux dans le rôle de Célestine est convaincante et s'en tire bien, Vincent London dans le rôle du jardinier-cocher est impressionnant.

samedi 2 mai 2015

Récital de piano de Jean Dubé - pianiste virtuose franco-canadien - dans la cadre de Mélomania. Liszt interprété avec puissance. Liszt c'est le romantisme, tous les pianistes l’interprètent, mais Jean Dubé le domine. En deuxième partie interprétation d’œuvres contemporaines de deux compositeurs présents : Denis Viskikis et Henri Nafilyan.
Alain Kremski sait attirer les meilleurs et faire aimer ses découvertes. Avant ce récital il a dit son bonheur d'être dans cette salle des fêtes de la Mairie du IVe avec "son" public. C'est vrai qu'il y a une ambiance que l'on ne trouve pas ailleurs.

vendredi 1 mai 2015

A peine une semaine après avoir retrouvé la tombe de mon grand-père maternel je vais sur la tombe de mes grands-parents paternels que j'aimais tout autant, surtout ma grand-mère avec laquelle j'avais passé quelques journées dans son pavillon de Bécon-les-Bruyères.
Journées qui restent gravées à ma mémoire.


Ils reposent en paix tous les deux dans ce cimetière de Levallois-Perret au bord de la Seine avec les trains de la gare Saint-Lazare qui passent au loin.

Le pavillon de Bécon se trouvait devant ces mêmes voies ferrées.